Pourquoi l’alerte intrusion ne doit jamais ressembler à l’alarme incendie
Les deux signaux commandent des gestes opposés. L’alarme incendie fait sortir, évacuer, gagner la cour. L’alerte attentat-intrusion fait exactement l’inverse : rester, verrouiller, se barricader, garder le silence. Un personnel qui confond les deux conduit sa classe vers le danger.
C’est la raison pour laquelle la réglementation impose un signal distinct de l’alarme incendie, immédiatement identifiable par tous. Le PPMS unifié, défini par la circulaire du 8 juin 2023, regroupe le volet risques majeurs et le volet attentat-intrusion, et prévoit au moins deux exercices par an, séparés des exercices incendie, précisément pour que ce signal soit reconnu sans hésitation.
Un système d’alerte PPMS ne se juge donc pas à sa puissance sonore, mais à une seule question : le personnel saura-t-il, en une seconde, s’il doit faire sortir ou faire confiner ?
Comment l’alerte se déclenche, étape par étape
Le dispositif fonctionne en deux niveaux. Le premier met l’établissement en sûreté. Le second, facultatif, alerte l’extérieur, et il ne se déclenche qu’après vérification.
1. Le signalement part de la pièce où l’on se trouve
Un bouton d’alerte ServiceBip™ est posé dans chaque lieu de vie : salle de classe, salle de motricité, dortoir, cantine, préau, bureau de direction, loge. L’adulte présent déclenche depuis l’endroit où il est, sans chercher un téléphone, sans quitter les enfants des yeux, sans traverser un couloir.
2. Tous les lieux de vie s’allument en même temps
Une pression suffit : les flashs lumineux ServiceLight™ installés dans chaque pièce s’activent simultanément. Le signal est visuel, donc il traverse le bruit d’une cantine comme le silence d’un dortoir, et il atteint aussi les personnels malentendants. L’établissement passe en posture de confinement.
3. La levée de doute
Une alerte n’est pas encore un fait établi. Un mouvement inhabituel dans la cour, une porte forcée, une personne non identifiée dans un couloir : la direction ou le personnel désigné vérifie ce qui se passe pendant que l’établissement est déjà protégé. C’est tout l’intérêt d’un premier niveau autonome et silencieux : il met en sûreté sans engager les secours, et laisse le temps de constater.
4. L’alerte vers l’extérieur : le ServiceSOS™, en option
Une fois l’intrusion constatée, et seulement à ce moment, on déclenche le ServiceSOS™. Cette mini-centrale communique par le réseau 4G, indépendamment de l’installation radio : elle déclenche une sirène et prévient jusqu’à dix destinataires par SMS et par appel, avec écoute et parole à distance. Les personnes prévenues n’ont pas besoin d’être sur place.
Le ServiceSOS™ est une option, pas un préalable. Un établissement peut être parfaitement équipé pour le confinement sans lui, et l’ajouter ensuite.
Une couleur par consigne
Le flash ServiceLight™ dispose de sept couleurs, et chaque bouton déclenche la sienne. Cette possibilité change la portée du dispositif : au lieu d’un signal unique qui veut seulement dire « quelque chose se passe », l’établissement dispose d’un code couleur qui porte la consigne elle-même.
- Rouge : alerte intrusion, confinement immédiat
- Bleu : risque majeur, une inondation par exemple, avec la conduite à tenir correspondante
- Vert : fin d’alerte, retour à la normale
- Une quatrième couleur peut être réservée à l’évacuation, ou à un incident médical
C’est précisément ce qu’appelle le PPMS unifié : le même document couvre les risques majeurs et la menace attentat-intrusion, qui commandent des postures différentes. Un dispositif à couleur unique oblige à doubler l’information par la voix ou le téléphone. Un code couleur la transmet directement, dans toutes les pièces, en même temps.
La télécommande de la direction
Une télécommande ServiceBip™ Trio reste à disposition de la direction. Ses trois touches permettent de changer le mode d’alerte ou de la lever sans se déplacer : passer du rouge au vert pour signaler la fin de l’alerte, ou basculer sur la consigne d’évacuation si la situation l’exige.
Sans elle, seul le déclenchement est possible et la levée de l’alerte repose sur la voix, poste par poste. Avec elle, la direction garde la main sur la consigne du début à la fin de l’événement, y compris pendant les exercices, où le retour à la normale doit être aussi net que le déclenchement.
Alerte lumineuse, sonnerie, ou les deux
La question de la sonnerie d’alerte intrusion revient dans tous les établissements, et la réponse dépend de la posture retenue.
Le signal sonore du ServiceLight™ s’active ou se coupe, bouton par bouton. Beaucoup d’établissements choisissent le mode silencieux pour le premier niveau : la lumière prévient les adultes sans indiquer à l’intrus que l’alerte est lancée, et sans déclencher de panique chez les plus jeunes. La sirène, elle, est portée par le ServiceSOS™ au second niveau, quand la discrétion n’a plus d’objet.
Où placer les équipements
La règle est simple : un bouton et un flash dans chaque lieu où se trouvent des enfants ou des personnels, sans exception.
- Salles de classe : bouton près de la porte, flash visible depuis tout le local
- Salle de motricité et gymnase : le bruit y rend le signal sonore inopérant, le flash prend le relais
- Dortoirs : signal lumineux seul, pour prévenir l’adulte sans réveiller les enfants
- Cantine, préau, cour : les moments de flux, les plus difficiles à couvrir à la voix
- Accueil, loge et bureau de direction : les points d’entrée, et le poste qui pilote la levée de doute
- Préfabriqués et bâtiments annexes : reliés par radio, sans tranchée ni passage de câbles
Pourquoi le sans-fil s’impose en établissement scolaire
La liaison est radio directe sur la bande 433,92 MHz. Pas de wifi, pas de carte SIM, pas de réseau informatique, pas d’abonnement pour le premier niveau. Le système ne dépend d’aucune infrastructure qui pourrait tomber au mauvais moment, et il ne transite par aucun serveur.
Concrètement : aucun câblage entre les bâtiments, aucune tranchée dans la cour, aucun travaux pendant les vacances scolaires. La portée atteint 300 m en champ libre et jusqu’à 2 km avec l’amplificateur ServiceAmpli™, ce qui couvre un groupe scolaire entier, préfabriqués compris. Les flashs se branchent sur une prise et embarquent une batterie de secours : une coupure de courant ne désarme pas le dispositif.
Le système est extensible : jusqu’à 99 boutons par récepteur. On équipe un bâtiment cette année, l’aile neuve l’an prochain, sans rien remplacer.
Un dispositif déjà déployé
Plus de 900 communes sont équipées en France, au terme de dix ans de développement de nos systèmes d’alerte sans fil. Nos solutions d’alerte ont été présentées sur TF1, France 3, Europe 1 et France Bleu. Voir les retombées presse.
Financement
Les dispositifs de sécurisation des établissements scolaires sont éligibles au Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD). Les collectivités qui portent l’investissement (communes pour les écoles, départements pour les collèges, régions pour les lycées) peuvent en solliciter le concours. Nous fournissons le devis détaillé et le descriptif technique nécessaires au dossier.
L’équipement
- ServiceBip™ : le bouton d’alerte, dans chaque lieu de vie. En version Trio, il sert aussi de télécommande à la direction. À partir de 39 € HT
- ServiceLight™ : le flash lumineux 7 couleurs, son désactivable, batterie de secours. 109 € HT
- ServiceScreen™ : l’écran à la loge, qui affiche le local d’où part l’alerte. 190 € HT
- ServiceAmpli™ : l’amplificateur, pour relier les bâtiments jusqu’à 2 km
- ServiceSOS™ : en option, l’alerte 4G vers l’extérieur après levée de doute. 190 € HT
Questions fréquentes
Peut-on lever l’alerte à distance ?
Oui, avec la télécommande ServiceBip™ Trio de la direction : une touche fait passer les flashs au vert pour signaler la fin de l’alerte, une autre bascule sur la consigne d’évacuation.
Le signal peut-il être totalement silencieux ?
Oui. Le son de chaque flash se désactive indépendamment. De nombreux établissements retiennent la lumière seule pour l’alerte intrusion, afin de ne pas signaler à l’intrus que l’alerte circule et de ne pas affoler les plus jeunes.
Faut-il du wifi, une ligne internet ou un abonnement ?
Non pour le dispositif de confinement : la liaison est radio, directe entre les boutons et les flashs. Seul le ServiceSOS™, optionnel, utilise le réseau 4G et demande une ligne, carte SIM de votre opérateur, ou formule tout inclus.
Que se passe-t-il en cas de coupure de courant ?
Les flashs ServiceLight™ et la centrale ServiceSOS™ disposent d’une batterie de secours intégrée. Les boutons, eux, fonctionnent sur pile et ne dépendent pas du secteur.
Le dispositif couvre-t-il plusieurs bâtiments ?
Oui. L’amplificateur ServiceAmpli™ relaie le signal d’un bâtiment à l’autre, jusqu’à 2 km en champ libre, y compris vers les préfabriqués et les annexes.
Le ServiceSOS™ est-il obligatoire ?
Non, c’est une option. Le premier niveau (boutons et flashs) suffit à mettre l’établissement en sûreté. Le ServiceSOS™ s’ajoute lorsque l’on souhaite pouvoir alerter l’extérieur une fois l’intrusion constatée.
Combien de temps prend l’installation ?
Le matériel est livré programmé et appairé. La pose ne demande ni technicien spécialisé, ni intervention sur le bâti : on fixe les flashs, on place les boutons, le dispositif est opérationnel.
Aller plus loin
Consultez nos solutions pour la sécurité, les salles de réunion, la clinique et la copropriété.
Pour un établissement précis, indiquez-nous le nombre de locaux à équiper et la configuration des bâtiments : nous établissons le plan d’équipement et le devis. Demander une étude.